Le repos au lit n'aide pas
Une revue Cochrane a comparé deux conseils donnés aux personnes souffrant de lombalgie aiguë : rester au lit, ou rester actif. Résultat : ceux à qui l'on conseille de rester actifs ont un peu moins mal et retrouvent un peu mieux leurs activités du quotidien [1]. L'effet est modeste, mais il va toujours dans le même sens : le repos complet n'apporte rien de plus.
Quand la douleur dure, l'exercice fait la différence
Pour la lombalgie chronique (plus de 12 semaines), une revue Cochrane de 2021 a rassemblé les essais sur l'exercice. Elle conclut, avec un niveau de preuve modéré, que l'exercice réduit la douleur par rapport à l'absence de traitement ou aux soins habituels [2].

Le meilleur exercice ? Celui que vous allez faire
Une méta-analyse en réseau a comparé les différents types d'exercice. Le Pilates, la méthode McKenzie et les programmes de reprise fonctionnelle ressortent comme les plus efficaces sur la douleur et les limitations. Mais les auteurs insistent sur un point : il faut encourager chacun à pratiquer l'exercice qu'il aime, parce que c'est celui qu'il fera vraiment [3].
Ce que cela change en séance
Les grandes recommandations internationales sur la lombalgie convergent vers la même approche : informer, rassurer et remettre en mouvement [4]. C'est pour cela que chaque séance au cabinet se termine par 2 à 3 exercices adaptés à votre corps et à vos habitudes. Le traitement manuel peut soulager, le mouvement aide à faire durer les progrès.
Quand consulter un médecin d'abord
Une douleur après une chute, avec de la fièvre, une perte de force dans une jambe ou des troubles urinaires doit être vue par un médecin, en urgence pour les deux derniers signes.
